UN INDIEN DANS LA VILLE (un film de Hervé PALUD - 1994)
- Publié le janvier 15, 2026
- Actualités
- par Baba Naazan
UN INDIEN DANS LA VILLE DE COTONOU
Il se dit "général" MAKOSSO.
Tel un Indien dans la ville (film de Hervé PALUD-1994), il est sorti d'une brousse ivoirienne et posé directement dans les quartiers les plus huppés de Cotonou. Baladé de Cotonou à Ouidah en passant par la zone industrielle GDIZ, il s'extasie devant les réalisations du Président TALON. Il se chiffonne, gigote, et se roule par terre devant "tant de modernités".
En bon sauvage, naïf et innocent, il se comble d'émerveillements et s'étonne que les béninois, très civilisés et lucides, n'aient pas le même regard que lui sur ces fastes.
Dans un langage ordurier, à la hauteur de son ignorance pour un mirage, il traite de sorcier malfaisant, tous les béninois qui
n' applaudissent pas le Président TALON et son futur successeur désigné, M. WADAGNI, qui ont réalisé ces merveilles.
C'est Normal !
L 'intelligence de la sorcellerie béninoise ne peut s'aligner sur un esprit, encore vulgaire, et immature d'un bon sauvage, extrait de sa brousse le matin et déposé, le soir, dans la capitale du Bénin.
En arrivé, quand-même, à faire appel à un guignol de ce type pour assurer la promotion de sa gouvernance, c'est prouver que les peuples du Bénin n'ont, vraiment, pas adhéré à la gouvernance de TALON.
Observez-le, quand il a eu le privilège d'aller serrer la main au Chef de l'État. <<Comment as-tu trouvé le VaudunDays ?>> lui aurait demandé le Président TALON.
<< Excellent ! >> devrait-il avoir répondu. Sur ce point, au moins, les béninois sont d'accord avec lui: cette troisième édition du VaudunDays est un vrai succès sur le plan organisationnel. Alors, le "général" en a pris plein la vue !
Mais finalement, est-ce le VaudunDays la Vision politique de TALON ?
Si oui, pourquoi ne l' a-t-il pas formalisée pour faire adhérer l'ensemble du pays, dès le début ? Pendant qu'il a perdu toute son énergie dans une hypothétique réforme politique ?
Venons-en aux faits :
Ce que reprochent les béninois à la gouvernance de TALON, ce n'est pas le nombre et la beauté des chantiers réalisés sous sa gouvernance. Ce n'est pas son succès dans l'embellissement de certains recoins de Cotonou, en mimétisme de l'occident.
Il y a longtemps que les béninois savent que tout ce qui brille n'est pas Or.
Permettez-moi de citer ici quelques extraits du discours du bâtonnier HOUNKPATIN à l'occasion de la rentrée solennelle du Barreau du Bénin en novembre dernier.
Il alerte sur les menaces qui pèsent sur l'indépendance des avocats, (je dirai, de la justice). À savoir :
- l'affaiblissement de l'État de droit,
- la nécessité de protéger la justice et la liberté.
<<...chaque époque du barreau porte la marque de son courage et la trace de sa lucidité. Certaines générations ont défendu la liberté quand elle vacillait. D'autres ont consolidé le droit, quand la justice doutait d'elle-même. La nôtre a le privilège et parfois le fardeau d'évoluer dans un monde où les frontières s'effacent plus vite que les principes...
....le droit n'est pas une marchandise, mais une conscience partagée...
...Qu'est-ce qu'un État de droit, sans défense libre ? Lorsqu'un acteur de la justice devient un auxiliaire toléré plutôt qu'un partenaire respecté, c'est toute l'architecture démocratique qui chancelle...
...Une justice qui abandonne à la seule générosité de l'avocat, la charge de son humanité prend le risque de son épuisement moral...
... À chaque fois que la défense est bâillonnée, c'est la liberté qui recule d'un pas. Et chaque fois qu'un barreau se tait...c'est la République qui s'assombrit...
Il faut ...résister à la complaisance, résister à la peur, à l'indifférence...
>> (Bâtonnier HOUNKPATIN)
L' intégralité de son discours 👇🏾
https://youtube.com/watch?v=VhhSA-J1A38&si=zzN0PnSrhEcd8MNU
Cher "général" MAKOSSO,
ce qui révulse les béninois, depuis bientôt dix ans de gouvernance de TALON, c'est moins l'investissement, à tout va, de l'argent des béninois, dans la réalisation de certaines infrastructures, mais la chosification des citoyens béninois par un clan, celui de TALON. Car, là où il n'y a pas de justice sociale, il n'y a pas de dignité de l'être humain.
Les Béninois refusent, affirment et insistent sur le fait qu’ils ne troqueront jamais leur dignité humaine contre de l’or, fussent Cotonou, Ouidah, etc., badigeonnés d’or ou transformés en Paris, Singapour ou Dubaï.
La gouvernance de TALON a arraché, aux peuples du Bénin, les Droits de L' Homme.
Comprendre cela est-il bien à la portée d'un bon sauvage ?
Contre une modernisation à pas de charge, les béninois dénoncent :
- une gouvernance opaque,
- une justice mise sous contrôle par le Président TALON,
- l'injustice sociale institutionnalisée,
- les impôts, les taxes et abus qui affament les populations.
- la suppression de la liberté d'expression qui conduit des citoyens en prison, à l'exil, au suicide,
- les tueries extrajudiciaires et les enlèvements crapuleux d'opposants,
- l'isolement des zones reculées du pays, laissées aux exactions des groupes terroristes,
- le bâillonnement de la souveraineté des peuples par la liquidation du système démocratique et son remplacement par l'autocratie, le népotisme et la gabégie financière.
Donnez aux peuples civilisés du Bénin tout l'Or du monde, sans la dignité humaine, il refusera et combattra comme ses ancêtres, pour recouvrer sa liberté et sa souveraineté.
C'est de ça qu'il s'agit, "général" MAKOSSO !
Pire, ce "général", sorti de la brousse ivoirienne et projeté dans la ville de Cotonou, manque de stratégie.
Il ne comprend pas qu'il est instrumentalisé à travers son discours, pour diviser les africains entre pays de l'AES et pays de la CEDEAO.
Alors, le "général" MAKOSSO, dans un langage un peu ordurier, s'attaque aux activistes panafricains qui se sacrifient, au péril de leur vie, pour l'éveil et le maintien des consciences de nos peuples et de sa jeunesse.
MAKOSSO se croit intelligent quand il lance des insultes contre les pays de l'AES qui ont choisi, malgré les difficultés et les périls, la voie de la souveraineté nationale, et l'orientation pour l'émancipation des peuples.
Pour ce "général", cette noble mission des pays de l'AES, vaut moins que:
- quelques routes et bâtiments de Cotonou ;
- quelques Industries sans transfert de technologie à GDIZ,
- l'éducation de la jeunesse qui est en faillite, et
- une mise sous protectorat français du Bénin.
Les propos de MAKOSSO favorisent la politique impérialiste et néocolonialiste qui cherchent à diviser les peuples africains entre eux; à les fragiliser pour les soumettre.
Or, les peuples choisissent de plus en plus la voie pour leur Souveraineté.
D'où la brutale campagne des impérialistes et des néocolons à travers quelques malheureux influenceurs et égarés comme MAKOSSO.
Les peuples ne veulent pas retourner à l'esclavage en échange de mirages occidentaux. Ils veulent se bâtir par eux-mêmes, comme les pays de l'AES le font; même dans la douleur et le manque. Ils veulent se réaliser et se développer aussi, comme les pays occidentaux ont eu à souffrir pour se construire.
C'est de ça qu'il s'agit, mon "général" MAKOSSO.
L' impérialisme s'emploie à diviser nos dirigeants; AES d'un côté, le reste de la CEDEAO de l'autre. Mais nos populations africaines éclairées, refusent de suivre ce manicheisme de leurs dirigeants.
MAKOSSO se fait, volontiers, l'instrument de cette manipulation. Mais les peuples africains restent unis et orientés vers leur souveraineté nationale.
MAKOSSO mène donc un combat d'arrière-garde sous la direction des néocolons et de l'impérialisme aux abois.
On peut tromper une partie du peuple un temps; mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.
Cela fait cinq siècles que l'occident nous tue, nous vole, nous maltraite, nous manipule, et nous indigne. Ils nous mènent une guerre asymétrique par la force brute, ou par des propagandistes comme MAKOSSO.
Les africains ont compris le jeu de ces valets locaux. Quelques infrastructures par-ci, embellissement par-là, occidentalisation et surendettement.
Désormais, il n'y aura plus que des MAKOSSO pour croire à ces tromperies:
- Politique de clientélisme,
- Propagande (méthode Coué) de bien-être pour aveugler et endormir les peuples,
- Développement-vitrine sans lendemain, et fondé sur le pillage des ressources du pays par les multinationales...etc..
Je ne connais pas l'âge de ce "général" MAKOSSO.
Mais qu'il vous souvienne, les années 1970 à 90, sous MOBOUTOU au Zaïre, Etienne EYADEMA au TOGO, HOUPHÖET Boigny en Côte d'Ivoire etc...
Kinshasa, Lomé, Abidjan étaient les "petits Paris". On n'entendait parler que d'eux dans les médias occidentaux. C'étaient les villes-vitrines du pré carré français en Afrique, villes du "bien-vivre" à l'intérieur de la communauté française, juste après les indépendances. Alors que c'est des dictateurs qui y sévissaient; les prisons étaient remplies.
Par clientélisme, les nana-benz et les femmes togolaises chantaient et dansaient à la gloire du dictateur EYADEMA à longueur de journée. De même qu'au Zaïre et en Côte d'Ivoire.
Aujourd'hui, c'est le Bénin qui est devenu la cible-vitrine de l'impérialisme. Pourquoi le Togo, la Côte d'Ivoire n'ont pas poursuivi leur développement des années 70 à 90 ?
Pourquoi c'est le Bénin arriéré de cette période qui est vendu aujourd'hui et projeté devant la scène ? C'est un mirage sans lendemain !
- D'où nous vient aujourd'hui ce "général" MAKOSSO qui s'extasie devant des infrastructures modernes à Cotonou, à Ouidah etc...?
- N'est-ce pas d'Abidjan qu'il vient ?
- Où se trouvent les infrastructures d’antan ?
- Et le Togo ?
- Combien de décennies ont duré ces fastes bâtis sur le sable de la propagande ?
- Entre-temps, que sont devenus Abidjan, Lomé où tous les Dahoméens de l'époque partaient pour y trouver l'Eldorado ?
À coup de milliers de milliards de dettes, on veut nous faire croire, à notre tour, ici au Bénin, au mirage du développement. On veut conduire notre jeunesse à la vie facile, au luxe, au paraître sans être, sans en avoir l'autonomie.
Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est:
la Vision LMA:
- notre LANGUE
- notre MONNAIE
- notre ARMÉE,
Armée Continentale Dotée de son Industrie (ACDI).
Grâce à la Vision LMA,
- nous sortirons définitivement du protectorat français.
- Nous allons former, éduquer et aguerrir nos enfants comme dans tous les pays développés.
- Notre système éducatif doit fabriquer des inventeurs, des innovateurs, des créateurs de richesses.
- Nous allons cesser de quémander, cesser de nous endetter de façon anarchique et de brader nos richesses.
Le clinquant que montre le Président TALON n'est pas de la richesse.
Nous imposer WADAGNI pour une telle continuité politique, sera un leurre.
Il nous faut bâtir un Etat, une Nation.
C'est de ça qu'il s'agit ! "général" MAKOSSO.
Djomaïxa CODO
Cellule de communication
FRONT SOUVERAIN
9janv2026.